

Pianiste et compositeur professionnel, Rémi Gernet a souhaité partager avec nous sa pièce "Echo du 14 juillet 2016 : Nice, France" écrite au lendemain de l'attentat qui a frappé Nice. Dans ce court texte, il revient sur le contexte de création de son oeuvre et ce qu'il souhaite exprimer à travers elle.
"En juillet 2016, je me trouvais dans le Piémont italien, une terre géographiquement et culturellement reliée à la Côte d’Azur voisine. La vallée de la Roya et son col de Tende relient la province de Cuneo aux Alpes-Maritimes et ouvrent la voie vers Menton, Monaco, puis Nice. En Italie, Cuneo est d’ailleurs jumelée avec Nice. Je traversais alors une période de vie personnelle très difficile. Le matin du 15 juillet 2016, j’appris avec stupeur l’attentat qui venait de frapper Nice la veille, de l’autre côté des Alpes. Mon état psychologique, combiné à l’effroi du drame, m’amena dans une forme d’urgence irrépressible à composer cette œuvre. Ses grandes lignes furent posées en deux jours. Si elles ont depuis beaucoup évolué techniquement, leur narration est restée intacte. Écho du 14 juillet 2016 : Nice, France est à la fois un témoignage intime et une méditation universelle : comment, au cœur d’une célébration, la vie peut-elle basculer si brutalement dans la douleur et la mort ? Elle est aussi une ouverture vers le silence de l’après, un « supplément au silence », pour reprendre le titre du livre de mon ancien professeur de grec ancien Guy-R. Vincent."