

La diversité des organisations qualifiées de « terroristes », celle des contextes (idéologique, social, organisationnel…) dans lesquelles elles opèrent rendent difficile toute définition stable. C’est d’autant plus vrai que le terrorisme évolue et que la plupart de ses organisations réfute, à tort ou à raison, cette étiquette, préférant parler de « combattants », « révolutionnaires » ou « djihadistes ». Ajoutons que l’acte terroriste n’est pas forcément le seul moyen utilisé par ces organisations qui emploient d’autres actions économiques, politiques et militaires.
Enfin, l’absence de définition juridique universelle a, depuis le XIXe siècle, facilité les formes d’instrumentalisation de l’expression, parfois utilisées par des régimes non démocratiques afin de justifier la répression de leurs opposants. D’où la persistance de formes de suspicion quant à la pertinence du terme.

L’importance des désaccords entre pays membres explique aussi l’absence de définition juridique du terrorisme par les Nations Unies. Le Conseil de l’Union européenne (voir le document) l’aborde au détour de motivations particulières : l’intention d’intimider gravement la population, de contraindre des pouvoirs publics, de déstabiliser ou détruire des structures politiques, constitutionnelles, économiques ou sociales au moyen de modes opératoires particuliers.
En droit français, la loi du 9 septembre 1986 (voir le document) « relative à la lutte contre le terrorisme et les atteintes à la sûreté de l’État » est la première à le définir comme « une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur ».
Côté scientifique, le terrorisme demeure aussi objet de débat pour les chercheurs. Quelques critères déterminants peuvent cependant être retenus :
L’acte terroriste renvoie ainsi à l’utilisation délibérée de violences disproportionnées, à des actes asymétriques parfois présentés comme ceux du « faible » au « fort », déclenchés par des entités généralement organisées et clandestines, visant à susciter une terreur collective. Le tout en pouvant choisir des cibles indirectes, pour renverser un ordre légal, intimider ou contraindre un gouvernement, un régime, une nation à céder à ses revendications, et atteindre un objectif politique et idéologique que lui seul juge légitime.
Quel sera le parcours muséographique ?