


Au Musée-mémorial du terrorisme, les visiteurs-acteurs pourront vivre une grande diversité d’expériences sensibles et cognitives à travers des objets témoins, des objets reliques, des vidéos, des enregistrements sonores, des témoignages, des analyses… La scénographie évitera le spectaculaire car la présentation outrancière d’actes meurtriers constitue une arme de prédilection des terrorismes de toute nature. Elle s’adressera à la sensibilité des visiteurs, à leur humanité et leur intelligence.
Le bâtiment dans sa totalité et le parcours muséographique en particulier seront modulables afin de s’adapter aux évolutions fonctionnelles et muséographiques à venir et afin de s’inscrire dans l’approche durable de la construction des équipements publics.
L’exposition sera conçue pour être semi-permanente, en intégrant la question du remplacement de certains éléments et la problématique de prêts à court, moyen et long terme. Elle respectera l’approche d’écoconception.
S’adressant à tous les visiteurs et usagers touchés de près ou de loin par le terrorisme, de tous âges ou cultures, l’offre de visite permettra une pratique individuelle, en famille, en groupe, avec ou sans accompagnement humain ou numérique, accessible donc à tous.
En fin de parcours, un emplacement dédié au public sera envisagé pour permettre de laisser une trace ou un message écrit à l’instar de nombreux musées. Textes, audioguides et applications permettront des traductions en plusieurs langues. Visant l’accessibilité universelle, son bâtiment et sa muséographie seront adaptés à la visite pour les personnes en situation de handicap (moteur, auditif, visuel, psychique).

Le parcours muséographique va au-delà de la seule problématique du terrorisme en proposant trois thématiques principales :
S’y ajoute un thème transversal : l’émergence d’une ère de la mémoire depuis les années 1970, l’analyse de la mémorialisation du terrorisme et de ses victimes permettant d’aborder l’importance de la mémoire dans les sociétés contemporaines.