

A travers ce court texte, l'historien Denis Peschanski, directeur de recherche émérite au CNRS et spécialiste de la France pendant la Seconde Guerre mondiale et des sciences de la mémoire, revient sur les enjeux de cette journée organisée par le MMT.
Dix ans après le 13-Novembre, on note combien la mémoire du terrorisme est centrale, comme la trace d’une effrayante mise à l’épreuve. Écrire l’histoire du terrorisme, et plus encore ce terrorisme de nouvelle génération, apparut comme une exigence dans la communauté scientifique et parmi les responsables politiques.
Dans ce cadre la parole du témoin occupe une place centrale, comme le pointe le colloque qui doit interroger la place du témoignage parmi les autres sources, son rôle dans le processus judiciaro-policier et la place de toutes formes de médiatisation. En relevant ce défi majeur : passer de la vérité du témoin à celle de l’événement.
En ces dix ans et singulièrement lors du procès hors normes qui dura dix mois, on voit comment la dialectique entre mémoire individuelle et mémoire collective est un mécanisme clé dans les représentations, dans l’analyse et dans la transmission.